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La qualité des données est un sujet qui est de plus en plus à la mode ces derniers temps et tant mieux. On peut néanmoins se demander légitimement s'il est adressé de la bonne façon par les différents acteurs concernés. A la recherche d'une justification pour faire, on parle de coût le la non qualité, mais est-ce vraiment bien approprié ?
"J'ai du mal à justifier l'investissement de l'entreprise dans mon projet Qualité des Données CRM, car je n'arrive pas à quantifier le coût de la non qualité".
Cette réflexion, nous l'entendons de plus en plus régulièrement, comme si chacun prenait un malin plaisir à se faire du mal en adoptant une posture négative : "le coût", la "non qualité"... Pourquoi ne pas tout simplement s'intéresser à la valeur générée par une donnée de qualité ?
Oui, je vous entends déjà : "Finalement, on parle bien de la même chose". Pas tout à fait et je vais m'en expliquer.
Certes, j'ai toujours préféré être constructif y compris dans le langage adopté... Et c'est sans doute une bonne première raison.
Mais cette posture va plus loin dans ce cas, car elle nous montre notre problématique sous un nouveau jour.
Difficile en effet d'aller à la valeur en partant de la non-complétude d'une donnée, c'est certain.
Alors pourquoi ne pas partir tout simplement de la stratégie de l'entreprise. Cette stratégie s'appuie sur de grands objectifs auxquels l'ensemble des initiatives de l'entreprise se doivent de concourir.
Prenons par exemple l'amélioration de la gestion du flux de trésorerie en vue de réaliser certains investissements. Une analyse des grands processus de l'entreprise peut mettre en exergue ceux qui contribuent fortement à l'atteinte de ces objectifs, par exemple la maîtrise des achats biens et services.
Toute amélioration de l'efficacité de ce processus contribue donc inévitablement à l'atteinte de notre objectif. Si nous nous concentrons sur la maîtrise des achats indirects et améliorons la qualité de la données relatives à ces derniers – notamment notre capacité à les segmenter – nous pourrons alors adapter notre organisation et notre stratégie achat en analysant ce que nous dépensons et en mettant en œuvre un plan d'action cohérent.
Au-delà de cet exemple assez simple, la conclusion est alors évidente : Je concours, en améliorant la qualité des données achat à l'atteinte d'un objectif stratégique. Il n'est donc nullement besoin d'aller plus avant dans la preuve !
Et n'est-ce pas ce que l'on appelle la gouvernance des données ?
Marc Daverat
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